La cuisine est sans doute le meilleur terrain pour apprendre du vocabulaire : les mots servent tout de suite, ils reviennent chaque jour, et ils sont attachés à des choses concrètes qu'on peut voir et toucher. Ce jeu couvre cent cinquante mots portugais de la cuisine, répartis en cinq familles : les fruits et légumes, les aliments de base, les plats et les repas, les ustensiles, et les gestes du cuisinier. Il suit le portugais européen, celui qui est enseigné en France.
On commence par le plus visuel et le plus facile à retenir : maçã pour pomme, morango pour fraise, cenoura pour carotte, batata pour pomme de terre. Certains mots se devinent presque, comme tomate ou banana. D'autres pas du tout, comme alface pour laitue ou ervilha pour petit pois. C'est ce mélange qui rend le niveau abordable tout en laissant du travail réel.
Le vocabulaire de la cuisine est le domaine où les deux portugais divergent le plus, tout simplement parce qu'il s'agit de choses du quotidien. L'ananas se dit ananás au Portugal et abacaxi au Brésil. Le jus se dit sumo ici et suco là-bas. La tasse est une chávena au Portugal, une xícara au Brésil. Et le petit-déjeuner, qui se dit pequeno-almoço au Portugal, devient café da manhã au Brésil. Ce jeu retient systématiquement la forme européenne, celle des programmes français, mais il est utile de savoir que l'autre existe.
Certains mots ne se traduisent pas vraiment parce qu'ils désignent des plats qui n'ont pas d'équivalent chez nous. Le bacalhau, la morue séchée, est le plat national portugais, au point qu'on dit qu'il existe une recette pour chaque jour de l'année. Le pastel de nata est ce petit flan à la pâte feuilletée que tout le monde connaît sans forcément savoir le nommer. Et le petisco désigne ces petites assiettes qu'on partage à l'apéritif, l'équivalent portugais des tapas espagnoles.
Les deux derniers niveaux passent de ce qu'on mange à ce qu'on fait. Les ustensiles d'abord : garfo, faca, colher pour le couvert, frigideira pour la poêle, panela pour la casserole. Puis les verbes, qui sont les plus utiles de tous parce qu'ils servent bien au-delà de la cuisine : cortar couper, misturar mélanger, bater battre, aquecer chauffer. Un élève qui maîtrise ces verbes peut suivre une recette, mais aussi décrire beaucoup d'actions du quotidien.
Pour élargir le lexique, essayez Vocabulaire portugais vers français et Vocabulaire français vers portugais. Et Les jours et l'heure en portugais couvre le vocabulaire du temps, avec la curiosité des jours numérotés.
C'est le vocabulaire le plus facile à ancrer, parce que les objets sont là. Nommez trois choses en portugais à chaque repas : o pão, o queijo, a água. Trois mots par repas, c'est neuf par jour, et ils tiennent parce qu'ils sont attachés à quelque chose de réel.
Attention à quelques mots qui ressemblent au français sans dire la même chose. Massa ne veut pas dire masse mais pâtes. Molho n'est pas un mollusque mais une sauce. Salsicha est bien une saucisse, mais salsa est le persil. Ces faux amis se retiennent très bien parce qu'ils font sourire.
Le meilleur exercice, une fois les deux premiers niveaux acquis : prendre une vraie recette portugaise en ligne et essayer de la lire. Les verbes du niveau cinq y sont tous, et le fait de comprendre une consigne réelle vaut dix listes de vocabulaire. Commencez par quelque chose de simple comme le bolo de bolacha, un gâteau de biscuits sans cuisson.
Si vous cherchez des recettes en ligne, vous tomberez souvent sur des sites brésiliens, où le vocabulaire diffère. Ce n'est pas un problème, mais sachez le repérer : abacaxi, suco, geladeira, xícara sont brésiliens. Ce jeu vous donne les formes européennes.
Dans le jeu, une mauvaise réponse affiche aussitôt la bonne. C'est le moment où l'on apprend vraiment : lisez-la à voix haute avant de passer à la suivante. Deux ou trois parties courtes dans la semaine valent mieux qu'une longue séance la veille du contrôle.
Le vocabulaire de la cuisine est l'un des premiers thèmes abordés en langue vivante, parce qu'il permet très vite de dire des choses vraies : ce qu'on aime, ce qu'on mange, ce qu'on prépare. Il figure dans les programmes de LV2 dès la cinquième, dans les séquences sur les habitudes et la vie quotidienne, et il revient au lycée dans les thèmes culturels sur les traditions.
Cinq niveaux thématiques : les fruits et légumes, les aliments de base, les plats et les repas, les ustensiles, et les gestes du cuisinier. On affiche un mot portugais, l'élève choisit sa traduction française. Le nombre de propositions augmente d'un niveau à l'autre. Cent cinquante mots au total, tous en portugais européen.
C'est le domaine où les deux variantes du portugais diffèrent le plus, parce qu'il touche au quotidien. Ce jeu retient systématiquement la forme européenne, qui est celle des programmes français. Si votre enfant entend une autre forme à la maison ou en ligne, ce n'est pas une erreur de sa part : c'est simplement l'autre portugais, et le signaler explicitement évite qu'il doute de ce qu'il sait.
C'est le vocabulaire le plus simple à faire vivre en dehors de l'écran : nommer les aliments pendant les courses, lire une recette portugaise ensemble, cuisiner un plat en annonçant chaque geste. Une seule recette faite en portugais installe plus de vocabulaire qu'une longue séance de révision.
Pour continuer : Vocabulaire portugais vers français, Vocabulaire français vers portugais et Les jours et l'heure en portugais.