Des petites lumières flottent dans le ciel. Chacune porte une lettre. L’enfant touche une lettre, puis sa jumelle : la même lettre, écrite autrement. Il peut aussi faire glisser l’une sur l’autre. Si ce sont bien les mêmes, un fil de lumière les relie, elles tournent l’une autour de l’autre, la voix dit le nom de la lettre, et elles s’envolent. Quand le ciel est vide, quelques lanternes montent doucement et un nouveau ciel apparaît.
Le programme de l’école maternelle demande de « connaître les différentes graphies d’une même lettre » : la capitale d’imprimerie, la minuscule script (celle des livres) et la cursive (l’écriture attachée). Il demande aussi de distinguer des lettres qui se ressemblent, comme b et d, ou p et q, grâce à leur écriture cursive. Le jeu suit exactement ces trois écritures.
La partie est finie quand le ciel est vide.
Le I et le L ne sont pas proposés : leurs minuscules, un simple trait, se confondent entre elles et avec le chiffre 1. Une lettre n’apparaît qu’une fois par ciel, pour qu’il n’y ait jamais deux bonnes réponses.
Pour continuer avec les lettres, l’enfant peut apprendre les lettres avec leur son, retrouver une lettre parmi d’autres, trier les voyelles et les consonnes dans le bocal, remettre l’alphabet dans l’ordre, ou jouer aux nombres jumeaux, le même jeu avec les nombres.
On peut toucher la même lettre une seconde fois pour changer d’avis. Une erreur ne retire rien : les deux lettres tremblent, et on réessaie tout de suite.
Chaque lumière a sa propre couleur, et deux jumelles n’ont presque jamais la même. Il faut donc regarder la lettre elle-même, pas la lumière qui la porte.
En script, ils se ressemblent beaucoup. On regarde de quel côté se trouve le rond : à droite de la barre pour le b, à gauche pour le d. En cursive, la différence se voit mieux : le b monte en boucle, le d commence par un rond.
Quand deux jumelles sont réunies, la voix dit le nom de la lettre. C’est le bon moment pour le répéter à voix haute : l’enfant associe alors les formes et le nom.
Les trois premiers niveaux suivent le programme de grande section, les deux derniers accompagnent l’entrée au CP, où l’on lit en script et où l’on écrit en cursive.
Commencez par le niveau 1, qui rassure : les lettres y changent peu. Passez à la cursive quand les capitales et la script sont bien connues.
Deux lettres qui ne vont pas ensemble tremblent simplement et reprennent leur place, et l’enfant peut réessayer tout de suite. Il réunit toujours le ciel en entier, et l’écran de fin dit combien d’erreurs il a faites : on voit d’un coup d’œil ce qui reste à travailler.
Le jeu du memory se prête très bien à ces associations : fabriquez des cartes avec une capitale sur l’une et la même lettre en script ou en cursive sur une autre, retournez-les, et jouez à retrouver les paires. Dans un livre, vous pouvez aussi chercher ensemble toutes les lettres de son prénom.